Tour du monde en famille : 3 mois après le départ

Ils ont décidé de partir 8 mois autour de la terre avec leur tribu. En décembre, ils nous avaient raconté leurs préparatifs et comment ils avaient organisé ce tour du monde. En janvier, ils nous racontaient les premiers instants de leur périple en famille.

Déjà trois mois qu’ils ont décidé de partir autour de la terre avec leur tribu. Au fil de leur voyage, ils nous ont raconté leurs préparatifs, les premiers instants du voyage, et leurs ressentis après deux mois sur la route.

Aujourd’hui, 90 jours après leur envol, les Happy 5 ont répondu à nos 10 questions :

1- Quel a été votre parcours en février ? 

Nous avons parcouru en 13 jours les deux îles de Nouvelle Zélande en camping car, au départ d’Auckland. Sur l’île du nord, nous avons découvert Cathedral Cove et la hot water beach, Rotorua et ses parcs géothermiques, les Yuka falls et le lac Taupo, le parc national de Tongariro puis Wellington où nous avons pris le ferry pour rejoindre l’île du Sud. Nous avons ensuite longé la côte ouest après quelques jours dans le parc Abel Tasman, puis Punakaiki et les spectaculaires pancake rocks, Haast et les glaciers Franz Joseph et Fox, puis Ross Beach, le lac Wanaka, avant de rendre notre camping car à Queenstown.

Après un long vol qui remonte le temps jusqu’à Santiago du Chili (nous avons décollé le 14/02 à 18h pour atterrir le 14/02 à 14h après 11heures de vol), nous avons passé quelques jours à Santiago d’où nous sommes partis visiter les vignes de la
vallée de Casablanca et Valparaiso. Nous avons ensuite pris un vol jusqu’à Calma pour passer 4 jours à San Perdo de Atacama et repris un vol jusqu’à Puerto Montt pour passer une semaine sur l’île de Chiloe.

2- La plus belle découverte du mois?

Le vote des enfants: les nombreuses plages de sable noir et galets entre le pacifique et les montagnes sur l’ile du sud de nouvelle Zélande.
Le vote des parents: le désert à perte de vue sur le plateau d’Atacama, ses lagunes, son désert de sel et le coucher de soleil sur la vallée de la lune. Le climat et altitude (4300m) y sont moins évidents pour les enfants mais elles ont finalement bien supporté.

3- Le spot le plus kids friendly du mois? (Un hôtel – un restaurant)

Les filles ont adoré l’hotel Altiplanico d’Atacama, des petites maisonnette, terrasses, banquettes et recoins tout en terre réparties dans un grand jardin ombragé, un parfait vrai terrain de jeu.

Et toujours à Atacama la « Helderià Babalu » glacier spécialisé dans les plantes et fruits locaux (chanar, Rica rica, ayrampo,…) était une belle découverte, avec une mention spéciale pour la glace au cactus.
Nous ne sommes allés ni à l’hotel ni au restaurant en Nouvelle Zélande mais nous recommandons vivement l’immense musée Te Papa de Wellington où l’on aurait pu passer 20 heures. Il y a de tout, de la faune aux phénomènes géologiques, l’histoire maorie, une salle dédiée à l’art moderne, le tout sous forme très interactive et adapté à tous les âges.

4- Point school : comment s’est passé le 3ème mois d’home schooling? 

On avait prévu de passer une semaine sans bouger à Chiloe pour bien avancer et c’était nécessaire car le rythme et l’altitude d’Atacama et le décalage horaire du vol vers Santiago les ont beaucoup fatiguées. On alterne plus des phases intenses et des phases sans rien. Globalement, c’est plus facile pour les 2 grandes (en 5ème et 6ème) que pour la dernière (CP) qui a besoin de plus de rituels. On s’est fixé comme règle pas de punitions ni récompenses pour les motiver, on essaye de leur montrer l’interêt d’apprendre et de mettre chaque 

apprentissage en application, en rendant la monnaie, en calculant la vitesse moyenne des avions, la densité de population, les proportions des recettes…et ça n’est pas simple.
On a fini le programme du deuxième trimestre, on prend beaucoup sur nous pour rester patients et à l’écoute mais ca reste le plus grand challenge du voyage!

5- La déception du mois ou la mauvaise aventure?

A notre arrivée en Nouvelle Zélande, l’île du sud a été frappée par des pluies diluviennes qui ont provoqué de nombreux glissements de terrains et évacuations, nous étions alors heureusement au Nord, mais nous avons du renoncer à aller jusqu’à Milford Sound dont les routes étaient encore coupées dix jours plus tard.

Au Chili, nous nous sommes retrouvés bloqués au milieu d’affrontements sortis de nulle part entre manifestants et police sur l’île de Chiloe, c’est allé très vite et c’était très violent (la situation sociale reste très tendue au Chili) et on a respiré pas mal de gaz lacrymo mais on s’est vite fait exfilter par les pompiers. Les filles ont eu très peur sur le moment mais ça n’est plus qu’un mauvais souvenir.

6 – Avez-vous trouvé du temps pour vous entre adultes?

Oui, nous avons profité de notre petite maison à Chiloe au bord de l’eau qu’elles ne voulaient plus quitter pour partir se balader plusieurs fois tous les deux en les laissant et ça s’est très bien passé, mais c’était avant notre mésaventure au milieu des manifestations, depuis Philippine ne veut plus nous quitter d’une semelle et on la comprend, c’est donc un retour à la case départ…
Nous avons rencontré à Chiloe une autre famille de français qui fait aussi le tour du monde, c’était très sympa car les filles étaient ravis de jouer avec des enfants de leur âge et nous d’échanger avec des adultes qui vivent la même expérience.

7- Est-ce que la France commence à vous manquez? 

Nos amis nous manquent car on aimerait partager ce qu’on vit avec tous ceux qu’on aime et en vivant 24h24 avec les enfants on est parfois en manque d’adultes car peu de Chiliens parlent anglais et notre niveau d’espagnol nous limite pas mal.

Pour les filles, et surtout Philippine, les copains et l’école leur manquent régulièrement. On a beau essayer de jouer avec elle autant qu’on peu, on a apparement pas toujours le niveau.
Et oui, on rêve de repas équilibrés, on pensait découvrir des saveurs incroyables et faire des découvertes culinaires à chaque étape, mais en réalité on se retrouve très souvent à avoir à choisir entre fish&chips et nuggets. Ils ont de très bon produits mais les cuisinent souvent de la même façon. 

8 – Le truc le plus fou du mois?

Le parc géothermique de Waiotapu sur l’île du nord de Nouvelle Zélande semble être tout droit sorti d’un film de science fiction, on y voit au fond de cratères de la terre qui bout et fume, de l’eau acide (pH4) vert fluorescente et une forte odeur de souffre qui se dégage de la « champagne pool » pétillante et fumante. C’est une vraie expérience qui ne ressemble à rien de ce qu’on a vu ailleurs.

9- Point food : vous avez mange quoi ce mois ci? Vos plats préférés ?

On trouve de très bon poissons au Chili, leur ceviche sont toujours une bonne surprise (au moins on est sûr quand on commande qu’ils ne sont pas panés!). On a également goûté sans le savoir du lama à San Pedro de Atacama, et c’était plutôt bon.

10 – Est ce qu’il y a des choses dont tu te sers tous les jours? Et d’autres dont tu ne t’es toujours pas servi?

On se sert tous les jours du chargeur usb solaire (on peut l’accrocher à un sac et charger plusieurs téléphones ou appareils photo). Le pèse-valise nous est aussi très utile car le poids autorisé en cabine et soute dépend de chaque compagnie, ça nous permet d’anticiper et ne pas avoir à re-répartir le poids entre les sacs à l’aéroport devant le comptoir d’enregistrement.

Ça n’est pas un objet mais une astuce qui nous sert vraiment au quotidien, c’est le fait d’avoir un code couleur pour les enfants. Chacune des filles a une couleur pour sa valise, son sac de vêtements ou autre, son cahier, son passeport, jusqu’à sa brosse à dents et ça les aide à retrouver facilement leur affaires (et donc à ne pas retourner les valises ou nous solliciter à chaque fois qu’elles cherchent quelque chose).

En revanche on ne s’est toujours pas servi de nos moustiquaires qu’on a fini par abandonner, il y avait bcp de moustiques en nouvelle Zélande mais dans le camping car ce n’est pas pratique du tout une moustiquaire donc on a capitulé. Par chance, on a eu aucun problème de santé, la valise de médicaments nous semble chaque jour un peu moins indispensable, mais ça nous rassure quand même de les avoir pris. On ne s’était pas servis de nos kaways depuis le départ mais ils nous sont bien utiles en Patagonie où on est en ce moment, on vous raconte le mois prochain!

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